Milieux urbains et humanisés
La nature n'est pas limitée aux forêts, aux lacs ou aux régions sauvages. Elle est également présente dans les villes, les villages, les terres agricoles, les parcs, les jardins et de nombreux autres environnements transformés par les activités humaines.
Ces espaces sont appelés milieux humanisés. Certains ont été profondément modifiés, tandis que d'autres conservent une partie importante de leurs caractéristiques naturelles.
Plusieurs espèces animales et végétales se sont adaptées à ces environnements. Certaines profitent même des bâtiments, jardins, arbres urbains et autres structures créées par l'être humain pour se nourrir, s'abriter ou se reproduire.
Les milieux urbains peuvent aussi contenir de précieux refuges pour la biodiversité lorsqu'ils comprennent des espaces verts, des boisés, des milieux humides et des corridors permettant aux espèces de circuler.
Les principaux milieux humanisés
Villes
Milieux fortement transformés comprenant bâtiments, rues, terrains aménagés, arbres urbains et espaces verts.
Banlieues
Les quartiers résidentiels peuvent offrir une mosaïque de pelouses, jardins, haies, arbres et petits boisés.
Villages
Les villages créent souvent une transition entre les milieux bâtis, agricoles et naturels environnants.
Terres agricoles
Champs, pâturages, vergers et autres terres exploitées forment d'importants paysages humanisés du Canada.
Friches
Les terrains abandonnés ou peu entretenus peuvent être progressivement recolonisés par les plantes et les animaux.
Zones industrielles
Même certains secteurs fortement aménagés peuvent contenir des espaces végétalisés ou être recolonisés par certaines espèces.
Bords de routes
Fossés, talus et emprises routières forment de longs habitats linéaires où poussent de nombreuses plantes.
Parcs et espaces verts
Ces espaces constituent parfois de véritables refuges pour la flore et la faune au cœur des zones urbanisées.
Parcs et espaces verts urbains
Les parcs urbains peuvent jouer un rôle important dans le maintien de la biodiversité en ville.
Leur valeur écologique dépend notamment de leur taille, de la diversité de leur végétation et de leur connexion avec d'autres espaces naturels.
Arbres matures
Les grands arbres offrent nourriture, abris et sites de nidification à de nombreuses espèces.
Boisés urbains
Certains fragments forestiers conservent une flore et une faune typiques des milieux naturels environnants.
Étangs
Les plans d'eau urbains peuvent accueillir poissons, amphibiens, oiseaux, insectes et plantes aquatiques.
Prairies urbaines
Les secteurs laissés davantage naturels peuvent favoriser les fleurs sauvages et les insectes pollinisateurs.
Jardins et terrains résidentiels
Les jardins privés représentent collectivement une superficie importante dans les villes et les banlieues.
Leur aménagement peut avoir une influence considérable sur les espèces capables de vivre à proximité des habitations.
Fleurs
Les plantes à fleurs peuvent fournir nectar et pollen aux abeilles, papillons et autres pollinisateurs.
Arbustes
Les arbustes offrent des abris, des sites de nidification et parfois des fruits pour les animaux.
Arbres
Ils créent des habitats verticaux et permettent à plusieurs espèces de trouver refuge en ville.
Plantes indigènes
Les espèces végétales indigènes peuvent soutenir de nombreux organismes avec lesquels elles partagent une longue histoire écologique.
Milieux agricoles
Une grande partie du sud du Canada a été transformée par l'agriculture. Malgré ces transformations, les paysages agricoles peuvent accueillir une importante diversité d'espèces.
Champs cultivés
Les cultures créent des habitats très différents selon les plantes cultivées et les pratiques agricoles utilisées.
Pâturages
Les pâturages peuvent conserver certaines caractéristiques des prairies et autres milieux ouverts.
Haies
Les haies séparant les terres peuvent servir d'abris et de corridors de déplacement pour plusieurs espèces.
Fossés agricoles
Ils peuvent accueillir une végétation humide, des amphibiens, des insectes et d'autres organismes.
Vergers
Les arbres fruitiers créent des habitats utilisés par des oiseaux, insectes et petits mammifères.
Bâtiments agricoles
Granges et autres bâtiments peuvent être utilisés comme refuges ou sites de nidification par certaines espèces.
Friches et terrains abandonnés
Lorsqu'un champ, un terrain ou une autre zone aménagée cesse d'être entretenu, la nature commence progressivement à reprendre sa place.
Cette transformation constitue un excellent exemple de succession écologique.
Plantes pionnières
Les premières espèces colonisent rapidement les sols laissés libres.
Herbes et fleurs
Une végétation herbacée diversifiée peut ensuite recouvrir le terrain.
Arbustes
Avec le temps, des arbustes peuvent progressivement s'établir.
Jeune forêt
Sans nouvelle perturbation, certains terrains peuvent éventuellement évoluer vers un milieu forestier.
La faune des milieux urbains
Certaines espèces animales sont particulièrement capables de s'adapter aux paysages transformés par l'être humain.
Oiseaux
Plusieurs espèces utilisent les arbres, bâtiments, parcs et jardins pour nicher et se nourrir.
Petits mammifères
Écureuils, tamias et autres petits mammifères trouvent nourriture et abris dans plusieurs environnements urbains.
Mammifères opportunistes
Certaines espèces comme les ratons laveurs peuvent exploiter efficacement les ressources présentes près des habitations.
Pollinisateurs
Abeilles, papillons et autres insectes utilisent les fleurs des jardins, parcs et terrains naturels.
Amphibiens
Les étangs, fossés et milieux humides conservés en ville peuvent permettre la présence de certaines espèces.
Prédateurs
Certains renards, coyotes et oiseaux de proie peuvent également fréquenter les villes et leurs périphéries.
La flore des milieux humanisés
La flore urbaine est souvent composée d'un mélange d'espèces indigènes, de plantes cultivées et d'espèces introduites.
Arbres urbains
Ils bordent les rues, occupent les parcs et constituent une partie importante de la végétation des villes.
Plantes spontanées
Certaines plantes apparaissent naturellement dans les terrains vacants, fissures, fossés et autres espaces disponibles.
Plantes cultivées
Jardins, plates-bandes et aménagements introduisent de nombreuses espèces dans les paysages urbains.
Espèces envahissantes
Les milieux perturbés peuvent favoriser l'établissement et la propagation de certaines plantes exotiques envahissantes.
S'adapter à la présence humaine
Pour vivre dans un milieu fortement humanisé, les espèces doivent composer avec des conditions très différentes de celles d'un habitat naturel.
Bâtiments
Corniches, greniers, ponts et autres structures peuvent remplacer certaines cavités ou parois naturelles.
Nourriture
Jardins, arbres fruitiers et déchets peuvent créer de nouvelles sources de nourriture.
Chaleur
Les villes sont souvent plus chaudes que les secteurs ruraux environnants, notamment en raison des surfaces bâties.
Lumière artificielle
L'éclairage nocturne peut modifier les comportements de plusieurs animaux et insectes.
Bruit
Certaines espèces tolèrent mieux que d'autres les environnements constamment bruyants.
Présence humaine
Les espèces urbaines doivent généralement tolérer une proximité beaucoup plus grande avec les humains.
Les corridors écologiques
Dans un paysage urbanisé, les habitats naturels sont souvent séparés par des routes, bâtiments et autres infrastructures.
Les corridors écologiques permettent de maintenir des liens entre ces différents habitats et facilitent les déplacements de certaines espèces.
Bandes riveraines
La végétation bordant les cours d'eau peut former un corridor naturel traversant les zones urbanisées.
Boisés
Une succession de boisés permet à certaines espèces de se déplacer entre différents habitats.
Haies
Les haies peuvent servir de refuges et de voies de déplacement dans les paysages agricoles et périurbains.
Parcs
Un réseau de parcs et d'espaces verts peut contribuer à maintenir une continuité écologique au sein d'une ville.
Les défis pour la biodiversité
Perte d'habitats
Le développement peut réduire ou fragmenter les habitats naturels.
Routes
Elles peuvent constituer des obstacles importants aux déplacements des animaux.
Pollution lumineuse
L'éclairage artificiel peut perturber les cycles naturels et l'orientation de certaines espèces.
Pollution sonore
Le bruit peut affecter la communication et le comportement de certains animaux.
Contaminants
Les eaux de ruissellement et différentes substances peuvent affecter les sols et les milieux aquatiques.
Espèces envahissantes
Les déplacements humains et les milieux perturbés facilitent parfois leur propagation.
Favoriser la nature en ville
De nombreuses actions peuvent améliorer la qualité des habitats urbains et permettre à davantage d'espèces de cohabiter avec nous.
Conserver les arbres
Les arbres matures constituent des habitats difficiles à remplacer rapidement.
Planter des espèces indigènes
Elles contribuent à créer des habitats adaptés à plusieurs espèces locales.
Préserver les milieux humides
Même de petits milieux humides urbains peuvent accueillir une biodiversité importante.
Réduire l'éclairage
Une utilisation mieux adaptée de l'éclairage nocturne réduit les perturbations pour la faune.
Maintenir des espaces naturels
Tous les espaces verts n'ont pas besoin d'être entièrement tondus ou aménagés.
Relier les habitats
La création de corridors facilite les déplacements entre les différents espaces naturels.
Observer la nature près de chez soi
Il n'est pas nécessaire de partir dans une région sauvage pour observer la nature. Une cour, un parc, un terrain vacant ou même une rue bordée d'arbres peuvent révéler une étonnante diversité.
Regarder les arbres
Oiseaux, insectes, écureuils, lichens et plusieurs autres organismes peuvent y être observés.
Observer les fleurs
Quelques minutes près d'une zone fleurie permettent souvent d'observer plusieurs pollinisateurs.
Explorer les friches
Ces milieux peuvent contenir une grande diversité de plantes et d'insectes.
Écouter
Les chants et cris permettent souvent de détecter les oiseaux avant même de les apercevoir.
Observer la nuit
Chauves-souris, papillons nocturnes et plusieurs autres animaux deviennent actifs après le coucher du soleil.
Documenter le milieu
Notez le type d'habitat, la végétation, la proximité des bâtiments et les autres caractéristiques du lieu.