Faucon pèlerin

Nom anglais : Peregrine Falcon

Nom latin : Falco peregrinus

Distribution géographique : Dans le nord du Québec, la sous-espèce <i>tundrius</i> semble maintenant rétablie et dans le sud, la sous-espèce <i>anatum</i> niche localement de l'Outaouais à la Côte-Nord. Dans les Maritimes, niche localement sur les deux rives de la baie de Fundy.

Caractères distinctifs : Généralement plus petit et plus mince que les éperviers, ils ont une petite tête, un plumage compact et ferme, et de longues ailes pointues, caractéristique qui favorise un vol particulièrement rapide. En vol, leur battement d'ailes sont puissant et rapides. Leur bec crochu et fort, leur puissantes serres en font des oiseaux de proie hautement spécialisés.

La rayure malaire ou «moustache» que l'on voit sous les yeux est un trait caractéristique, tout comme le capuchon, le dos et la surface supérieure des ailes, qui sont d'un bleu cendré ou ardoisé. La gorge est blanche, le ventre varie du blanc au rosâtre, les flancs, les cuisses, l'abdomen, la surface intérieure des ailes et le bas de la poitrine comportent des rayures brun-noir. L'immature est plutôt brun et fortement rayé dessous.

Voix : En période de reproduction, émet une série de <i>kak-kak-kak</i> lorsqu'il est près du nid.

Habitat : Niche sur les corniches des falaises en milieu ouvert, sur la structure des ponts et sur les gratte-ciel dans les villes.

Nidification : Les femelles se contente habituellement de creuser dans le sol meuble, le sable, le gravier ou la végétation morte d'une corniche, d'une cavité peu profonde où elles déposent leurs œufs, sans utiliser d'autres matériaux pour construire leur nid. La plupart des nids de falaise se trouvent sur des corniches couverte de végétation et abritées par un surplomb. L'oiseau préfère des emplacements orienté vers le sud. À l'intérieur de son territoire de reproduction, qui s'étend sur plusieurs kilomètres carrés, un couple de Faucons pèlerins peut nicher sur des corniches différentes.

Reproduction : Au printemps, le mâle fait la cour à la femelle en exécutant d'étonnantes acrobaties aériennes et en lançant de grands cris <i>oui-tchou</i>. Peu après, la femelle pond trois ou quattre œufs marbrés rouge brique ou acajou, au rythme d'un œuf tous les deux jours. La couvaison, dont s'occupent les deux adultes, commence après la ponte du dernier ou de l'avant dernier œuf, et dure environ 32 jours. La moyenne des petits s'établit à 2,5 par nid, à cause d'œufs stériles et de pertes du à des causes naturelles. De ce nombre, une moyenne de 1,5 oisillons par nid parvient à l'âge du vol.

<p>Le Faucon pèlerin s'agite et devient même agressif lorsqu'un humain s'approche du nid, surtout si des petits sont présents. Il lui arrive alors de plonger en piqué à quelques pieds de l'intrus, en lançant un cri perçant, <i>caque-caque-caque</i>. Comme le cri s'intensifi à mesure que l'intrus approche du nid, le Faucon pèlerin ne fait probablement en réalité que ce trahir. Le cri du mâle se distingue de celui de la femelle, bien qu'il lui ressemble : celui du mâle est plus poussif et aigu, celui de la femelle, grinçant et rauque.

<p>Les oisillons nouveau-nés sont de petites boules de duvet de couleur blanc crème, aux pattes démesurément grandes. Les premières plumes commencent à paraître au bout d'environ trois semaines et le plumage se complète dans les trois semaines suivantes. Les parents nourrissent régulièrement leurs petits après avoir plumé les proies sur un perchoir voisin. Les oisillons passent de 35 à 45 jours au nid, et les mâles quittent habituellement le nid quelques jours avant les femelles de la même couvée. Lorsque les oisillons commencent à voler, les parents volent près d'eux avec une proie entre les serres, proie que les petits essaient d'aggriper au passage. Après quelques semaines de cette formation, ils se mettent à chasser à leur tour.

<p>Les oiseaux gardent leur plumage juvénile pendant un an, sans autres changements que ceux qui résultent de l'usure et la décoloration. Au cours de l'été, les adultes muent et leur rémiges se remplace une à une.

Régime alimentaire : On estime qu'en piqué, un Faucon pèlerin vole à plus de 300 km/h. À cette vitesse, le coup qu'il assène de sa patte à moitié refermée suffit habituellement à estropier ou à tuer sa proie, qu'elle soit de taille moyenne ou de grosse taille. Si elle est trop pesante, le Faucon pèlerin la laisse tomber au sol, se pose à côté d'elle et s'en nourrit. Il capture les oiseaux plus léger au vol, ou bien il les abat puis les recouvre. Il agrippe de ses serres les petites proies comme les hirondelles et les bécasseaux. Il se nourrit aussi de <a href=?p=espece&idx=490>Mouette de Franklin</a>, des <a href=?p=espece&idx=488>Guiffettes Noires</a>, des <a href=?p=espece&idx=491>Petits Chevaliers</a>, des Grèbes à cou noir, des <a href=?p=espece&idx=494>Pics Flamboyant</a>, des <a href=?p=espece&idx=188>Sarcelle d'hiver</a> et des <a href=?p=espece&idx=264>Marouettes de Caroline</a>. Dans les villes, les Faucons pèlerin mangent certes des pigeons, mais ces derniers ne représentent jamais plus que 20% de leur alimentation.

Longévité : Le Faucon pèlerin atteint la maturité sexuelle vers l'âge de deux ans. Certains individus ont vécu 18 ou 20 ans, mais la longévité moyenne est probablement beaucoup moins élevée.

Prédateurs : Les Faucons pèlerins, comme tous les oiseaux de proie, se trouvent à l'extrémité supérieure d'un chaîne alimentaire. Bien que les espèces qui occupent cette position aient l'avantage d'avoir peu d'ennemis et une longévité assez grande, elles connaissent certains inconvéniants. Dans les années soixante, les population de Faucons pèlerins de la sous-espèce Falco peregrinus anatum, dont la zone de nidification se situe dans l'est des États-Unis et le sud-est du Canada, ont été practiquement décimées par les insecticides, plus particulièrement le D.D.T.

Statut de population : Espèce «vulnérable» dont la situation s'est particulièrement améliorée ces dernières années au Québec.

Fiche mise à jour le : 2010-11-18 - Nombre de consultations : 57